Un téléphone d'urgence pour les femmes en danger

 
Un téléphone d'urgence pour les femmes en danger

Un nouveau dispositif arrive dans le département : “ le téléphone grave danger ” qui sera attribué à des femmes menacées par leur conjoint.

Les violences faites aux femmes sont un sujet de société majeur a insisté vendredi le préfet Yves Le Breton à l'occasion de la signature d'une convention instituant l'attribution prochaine d'un premier « Téléphone grave danger » réservé aux femmes en situation de détresse. Ce partenariat officialisé au palais de justice réunit à la fois l'institution judiciaire, les forces de l'ordre, la délégation départementale aux droits des femmes, l'association d'aide aux victimes et les services sociaux du conseil départemental.

« Ce dispositif permet de confier un téléphone à une femme déjà victime de violences et considérée en grave danger, explique Juliette Macquet, chargée de mission aux droits des femmes et à l'égalité, ce téléphone permet à la personne de se mettre en relation directe avec Mondial assistance qui après vérification de sa situation alertera les forces de l'ordre qui pourront intervenir le plus rapidement possible. » 

 C'est une nouveauté dans le département, ce téléphone sera attribué en septembre. Il peut être comparé au dispositif concernant les personnes âgées type Présence verte. Comme l'a précisé la procureure de la République de Blois, Dominique Puechmaille : « Ce dispositif d'alerte a été expérimenté d'abord en région parisienne et se généralise dans toute la France. Il bénéficie aux femmes bénéficiant d'une ordonnance de protection et dont le conjoint fait l'objet d'une interdiction d'entrer en contact avec elles ou de paraître au domicile conjugal. Les gendarmes et les policiers contactés via ce téléphone seront déjà informés de la situation de la personne, son adresse, son lieu de travail, où sont les enfants. L'objectif étant d'intervenir environ 10 minutes après le signal d'alerte. » 

Ce téléphone sera attribué pour six mois renouvelables. D'autres appareils devraient être par la suite financés par le ministère de la Justice, le ministère aux Droits des femmes et le fonds interministériel de prévention de la délinquance. L'an dernier, 463 plaintes ont été déposées en Loir-et-Cher pour violences intrafamiliales

Source : La Nouvelle République # Loir-et-Cher